Toutes les
deux minutes, quelque part en Chine, une femme subit une intervention de
chirurgie esthétique en vue d’obtenir une double paupière à la manière des
Occidentales. Un marché
de 3 milliards de dollars que se partagent un million de cliniques de
chirurgie plastique, soit six millions de personnes. Fait insolite, c’est
Beijing qui a organisé le premier concours de Miss Chirurgie Esthétique pour
« beautés artificielles », en 2004. Et parmi les participantes se
trouvait un transsexuel.
En Chine,
la folie plastique relève plus ici de l’investissement que de la vanité – que
faire pour se distinguer des 1 300 000 000 autres Chinois dans la course pour
un poste ou un mari ? Des yeux plus ronds, un nez plus droit ou des jambes plus longues (les os
sont brisés et écartés au moyen de broches ; l’espace entre ces os est
comblé petit à petit par la formation de matière osseuse à peine assez solide
pour porter le poids du corps. Aïe !) Sans compter que toutes les 25 minutes,
quelque part en Chine, une personne se plaint d’avoir été défigurée par la
chirurgie esthétique. Je le répète : aïe ! Je suis aussi sensible qu’un
autre à la vue d’un joli visage mais l’idée que quelqu’un veuille ressembler à
une personne d’une ethnique qui n’est pas la sienne me rebute.



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